Paradoxe ? Au moment où la ministre de l'enseignement supérieur, Valérie Pécresse, assure urbi et orbi son désir que "la mobilité des étudiants européens devienne la règle et non plus l'exception", le plus populaire des programmes européens ne fait plus recette. Erasmus, qui a entraîné, en un peu plus de vingt ans quelque 1,7 million d'étudiants hors de leurs campus nationaux, ne séduit plus. Ou plutôt il séduit moins. Quand les jeunes des nouveaux pays membres sont encore en appétit, la Vieille Europe fait la fine bouche. Toujours attractif en Pologne et en Hongrie notamment, ainsi qu'en Turquie, où il a connu une progression de plus de 10 % au cours de l'année universitaire 2006-2007, il s'essouffle en Allemagne, stagne en Belgique et en Suède, progresse peu en France - au point que près de 5 000 bourses n'ont pas trouvé preneurs -, baisse en Espagne, au Danemark, en Finlande, en Irlande, en Grèce... Le Monde
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